đŸ” Dieu Punit La Faute Des PĂšres Sur Les Fils

Dansla premiĂšre lecture, Dieu se prĂ©sente comme un Dieu « jaloux », fournit un catalogue d’obligations comme contrepartie Ă  son amour, et ajoute qu’il punit les fils pour les fautes de leurs pĂšres Soutenezl’Institut Docteur AngĂ©lique sur Tipeee : Ă  tous les cours (philo, thĂ©ologie) : http://doct Copernica Ă©crit: ça justifie la punition d'un petit-fils qui n'a rien demandĂ© Ă  personne parce-que son grand pĂšre a sacrifiĂ© Ă  Baal ? Tu es dans l'erreur, e. DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE : Vous souhaitez rĂ©agir Ă  ce message ? CrĂ©ez un compte en quelques clics ou connectez-vous pour continuer. DOCTEUR ANGÉLIQUE FORUM CATHOLIQUE. ThĂ©ologie Accueil» «Dieu qui visite la faute des pĂšres sur les fils» (Ex 20,5) AccĂšs Ă  distance ? S'identifier sur le proxy UCLouvain | Saint-Louis «Dieu qui visite la faute des pĂšres sur les fils» (Ex 20,5) Onglets principaux. Voir; Fichiers attachĂ©s (onglet actif) ValiditĂ© FNRS; Nom de fichier Type d'accĂšs Taille Actions; pdf document: 182 K: Request a copy: Par le tĂ©lĂ©chargement d'un etle pĂ©chĂ©, mais qui ne tient pas le coupable pour innocent, et qui punit la faute des pĂšres sur les fils et sur les petits-fils jusqu’à la troisiĂšme et Ă  la quatriĂšme gĂ©nĂ©ration. » (Ex. 34:6-7). Nous n’avons pas la libertĂ© de choisir entre ses attributs : « Moi, je me passerais bien de sa colĂšre; Ils’agit de quelque chose que la personne offensĂ©e accorde Ă  son offenseur. La rĂ©conciliation quant Ă  elle, est davantage d’ordre relationnel, en ce sens qu’elle implique une restauration de la relation entre l’offenseur et l’offensĂ©. Si le pardon efface la faute, la rĂ©conciliation, elle, supprime l’inimitiĂ© entre les deux Lafaute des PĂšres Dt 32.7 Obtenir le lien; Facebook; Twitter; Pinterest; E-mail; Autres applications - fĂ©vrier 19, 2019 Dt 32.7 Pensez aux jours d’alors et songez aux annĂ©es du temps de vos aĂŻeux ! Interrogez vos pĂšres et ils vous le diront, demandez aux vieillards et ils vous l’apprendront. En 1929 aprĂšs un krach Ă  Wall Street, le jeudi noir, des milliers de faillite d RequestPDF | On Mar 31, 2007, AndrĂ© WÉNIN published «Dieu qui visite la faute des pĂšres sur les fils» (Ex 20,5) | Find, read and cite all the research you need on ResearchGate Etj'entendis l'autel qui disait: Oui, Seigneur Dieu tout puissant, tes jugements sont vĂ©ritables et justes. Luc 12:5. Concept des Versets. Je vous montrerai qui vous devez craindre. Craignez celui qui, aprĂšs avoir tuĂ©, a le pouvoir de jeter dans la gĂ©henne; . Reconnais en ton coeur que l’Eternel, ton Dieu, te chĂątie comme un homme chĂątie son enfant. » DĂ©varim/DeutĂ©ronome 8 5 Introduction 1 Nous avons toutes dĂ©jĂ  Ă©tĂ© confrontĂ©es Ă  des Ă©preuves, des peines et des souffrances, qu’elles soient physiques ou morales, parfois trĂšs dures et douloureuses. La perte d’un ĂȘtre cher, la maladie, la stĂ©rilitĂ©, une fausse-couche, la perte d’un emploi, une trahison, le cĂ©libat
 C’est un fait certain ne pas comprendre la raison et le pourquoi du mal qui nous atteint est une cause premiĂšre de notre souffrance morale. Que faire Ă  ce moment ? Nous morfondre ? Nous plaindre ? Être en colĂšre ? Nous pensons que pour ĂȘtre heureux il faut avoir une belle maison, un bon travail, ĂȘtre mariĂ©, avoir des enfants, avoir une bonne santé  Nous dĂ©sirons le confort, une vie stable remplie de rĂ©ussite, mais en rĂ©alitĂ© une telle vie n’est pas celle qui attend le croyant. Une existence avec des hauts et des bas est la vĂ©ritable vie du croyant, tel un Ă©lectrocardiogramme si la ligne dessine des courbes, c’est bon signe, cela signifie que nous sommes en vie, si en revanche la ligne devient horizontale, c’est alors qu’il faut s’en inquiĂ©ter
 attend que nous Le glorifiions, que nous Le bĂ©nissions mĂȘme lorsque nous vivons des Ă©preuves. C’est le niveau que le Saint BĂ©ni Soit-Il souhaite que nous atteignions. Que nous le voulions ou non, les Ă©preuves font partie intĂ©grante de notre existence. Pourquoi passer par la souffrance ? Que nous enseigne-t-elle ? Comment garder la foi malgrĂ© nos afflictions ? Cette Ă©tude aura pour objectif de donner des pistes de rĂ©flexions ainsi que des encouragements face Ă  l’épreuve. L’amour d’un PĂšre Les exemples bibliques sont nombreux oĂč l’on voit les patriarches, leurs Ă©pouses, les prophĂštes, les apĂŽtres ĂȘtre Ă©prouvĂ©s l’exil d’Avraham/Abraham, l’infertilitĂ© de Sarah, le sacrifice d’Yits’aak/Isaac, les quatorze annĂ©es de travail de Yaakov/Jacob, la vente de Yoseph/Joseph, la responsabilitĂ© de MoshĂ©/MoĂŻse pour libĂ©rer les HĂ©breux, la mort des fils d’Aaron, les Ă©preuves de Iyov/Job et de David, l’exil des enfants d’IsraĂ«l, la conquĂȘte d’eretz IsraĂ«l terre, etc. Toutes ces Ă©preuves ont construit le peuple d’IsraĂ«l en le fortifiant dans la hĂ©mouna foi en un unique trois fois Saint. Un verset pris dans la paracha de cette semaine nous rĂ©vĂšle que de la mĂȘme façon qu’un pĂšre corrige son enfant pour l’éduquer et le prĂ©parer Ă  la vie d’adulte, l’Eternel chĂątie celui et celle qu’Il aime dans un but Ă©ducatif – Reconnais en ton coeur que l’Eternel, ton Dieu, te chĂątie comme un homme chĂątie son enfant. » DeutĂ©ronome 8 5. Cette notion se retrouve confirmĂ©e dans d’autres passages bibliques – L’Eternel reprend celui et celle qu’Il aime Mon fils, ne mĂ©prise pas la correction de l’Eternel, Et ne t’effraie point de ses chĂątiments; Car l’Eternel chĂątie celui qu’il aime, Comme un pĂšre l’enfant qu’il chĂ©rit. » Proverbes 3 11-12 ; – Heureux l’homme que tu chĂąties, ĂŽ Eternel! Et que tu instruis par ta loi Torah » Psaumes 94 12. Les disciples de la B’rit Hadasha l’Alliance RenouvelĂ©e ou Nouveau Testament confirment cette vĂ©ritĂ© l’Eternel est un PĂšre misĂ©ricordieux qui, dans Son amour infini, Ă©prouve Ses enfants tout comme un pĂšre Ă©prouve son fils bien-aimĂ©. En effet, toutes les Ă©preuves que le pĂšre soumet Ă  son fils sont extrĂȘmement prĂ©cises, rĂ©flĂ©chies et surviennent uniquement pour son bien et son Ă©lĂ©vation. – Rav ShaĂŒl de Tarse l’apĂŽtre Paul dira Car le Seigneur chĂątie celui qu’il aime, Et il frappe de la verge tous ceux qu’il reconnaĂźt pour ses fils » HĂ©breux 12 6 ; – Yohanan l’apĂŽtre Jean, sous la direction de l’Esprit, Ă©crira en parlant du Seigneur Moi, je reprends et je chĂątie tous ceux que j’aime. Aie donc du zĂšle, et repens-toi. » Apocalypse 3 19. Souffrir pour grandir » dirions-nous. C’est ce que la langue hĂ©braĂŻque nous enseigne Ă©tonnamment bien. En effet, en hĂ©breu, le mot mĂ©niot » obstacles partage les mĂȘmes lettres que le mot nĂ©himot » bonheur. Ceci pour nous enseigner que l’obstacle mĂ©niot se transformera en tremplin pour nous Ă©lever et nous donner le bonheur nĂ©himot. De mĂȘme, le mot Ă©preuve » nisayion semble avoir des connotations avec le mot miracle » nes. L’un et l’autre mettent en Ă©vidence la grandeur et la souverainetĂ© du Seigneur, en mĂȘme temps que Son amour pour Ses enfants. Ce n’est que lorsque nous obtenons la dĂ©livrance Ă  nos Ă©preuves que nous pouvons crier au miracle. En outre, le mot nes » signifie aussi signe dressĂ©, Ă©tendard » lorsque met Ă  l’épreuve, c’est en vue de donner un exemple au monde tout en fortifiant la foi de celui qui en est l’objet. 2 Enfin, si nous observons attentivement le mot savlanout » patience, nous remarquons que sa racine partage les mĂȘmes lettres que le mot sĂ©vel » souffrance. Il existe donc un lien entre les souffrances que l’homme endure et sa capacitĂ© Ă  s’armer de patience. Celle-ci se forme grĂące Ă  la force de rĂ©sistance Ă  la souffrance que l’on est capable de dĂ©velopper. 3 Ainsi, les Ă©preuves nous aident petit Ă  petit Ă  acquĂ©rir plusieurs qualitĂ©s telles que la patience, la confiance, le lĂącher prise, l’abnĂ©gation de soi et tant d’autres qui nous amĂšneront de victoire en victoire jusqu’à atteindre le bonheur. Tout un programme ! C’est alors que nous comprenons les propos des apĂŽtres qui viennent confirmer ce lien entre souffrances et Ă©lĂ©vation – Bien plus, nous sommes fiers mĂȘme de nos dĂ©tresses, sachant que la dĂ©tresse produit la persĂ©vĂ©rance, la persĂ©vĂ©rance la victoire dans l’épreuve, et la victoire dans l’épreuve l’espĂ©rance. » Romains 5 3-4 ; – Mes frĂšres regardez comme un sujet de joie complĂšte les diverses Ă©preuves auxquelles vous pouvez ĂȘtre exposĂ©s, sachant que l’épreuve de votre foi produit la patience. Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son Ɠuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien. » Jacques 1 2. Voici une petite parabole qui nous aidera Ă  persĂ©vĂ©rer dans la confiance et Ă  ne surtout pas en vouloir Ă  HaShem bien au contraire, Ă  Le remercier car nous avons de la valeur Ă  Ses yeux ! Un homme se rendit un jour chez un marchand de cruches. Lorsque le marchand lui prĂ©senta sa marchandise, il tapa lĂ©gĂšrement sur les plus solides d’entre elles afin de prouver Ă  l’homme qu’elles Ă©taient de bonne qualitĂ© et ne se cassaient pas facilement. Par contre, il Ă©vita soigneusement de donner des coups sur les cruches plus fragiles car il savait qu’elles ne rĂ©sisteraient pas
 Il en est de mĂȘme des ĂȘtres humains si vous met Ă  l’épreuve, c’est que vous ĂȘtes dotĂ©s d’une Ăąme Ă©levĂ©e et d’une grande force de caractĂšre. Ce n’est pas seulement un atout, c’est la preuve du grand amour et de l’estime de Ă  votre Ă©gard. » 4 Ce texte enseigne que le Seigneur Ă©prouve de prĂ©fĂ©rence les plus robustes, ceux et celles qui ont Ă©tĂ© dotĂ©s d’une grande Ăąme, ce que vient confirmer le Psaumes 11 15 Le Seigneur Ă©prouve le juste ». HaShem sait que l’épreuve ne les brisera pas. À nous donc de percevoir le mal comme l’ombre du bien, Ă  nous de trouver la joie au travers des situations mauvaises, sans jamais oublier que l’Eternel n’est jamais trĂšs loin. Chaque Ă©preuve est donc synonyme de construction, d’élĂ©vation spirituelle. Pour grandir en hĂ©mouna foi, nous devons passer par des Ă©preuves et nous ne devons pas le voir comme une fatalitĂ©. sait trĂšs bien ce qu’Il fait, jamais Il ne nous voudrait du mal, car si nous souffrons, Il souffre. Il nous donne des Ă©preuves que nous pouvons surmonter. Avoir des Ă©preuves est bon signe, cela est la preuve que nous aime tel un pĂšre qui aime son enfant. Notre CrĂ©ateur veut nous rĂ©parer, nous fortifier, nous faire grandir, nous aider Ă  voir au-delĂ  de notre propre douleur. Les Ă©preuves cachent des trĂ©sors que seul le temps et la Roua’h Hakodesh l’Esprit du Saint nous feront dĂ©couvrir. L’épreuve comme rĂ©paration d’une faute 5 Nous tirons une autre leçon fondamentale de la comparaison d’HaShem Ă  un pĂšre. Un bon parent punit son enfant de maniĂšre Ă  ce que ce dernier puisse apprendre de son erreur et amĂ©liorer son comportement. Si le fils continue Ă  mal se comporter, mĂȘme aprĂšs la sanction, l’objectif du pĂšre n’est pas atteint. Ainsi, quand l’Eternel nous punit, Il dĂ©sire, dans la plupart des cas, nous montrer que nous devons nous amĂ©liorer dans un certain domaine. C’est parfois ainsi qu’HaShem communique avec nous pour nous dire ce qui ne va pas dans notre vie. Quand une personne souffre, peu importe l’ampleur de sa douleur, le Saint BĂ©ni soit-Il lui vĂ©hicule le message qu’elle doit s’élever. Les Ă©preuves sont donc un cadeau extraordinaire qui nous permettent de nous amender. Mais comment peut-on savoir quel message HaShem veut nous transmettre Ă  travers nos Ă©preuves ? Il est bien Ă©videmment impossible de le dĂ©terminer avec certitude, mais la Torah rapporte des histoires selon lesquelles punit l’individu selon le principe Mida KĂ©nĂ©gued Mida » mesure contre mesure pour ses pĂ©chĂ©s. Par exemple, Yaakov/Jacob trompa son pĂšre en se faisant passer pour Esav/EsaĂŒ au moment de la bĂ©nĂ©diction d’Yits’aak/Isaac son pĂšre, quelques annĂ©es plus tard, il fut Ă  son tour trompĂ© par LĂ©a au moment de son mariage croyant Ă©pouser Rah’el/Rachel GenĂšse 29 25 ; Shimshon/Samson fauta avec son regard en tombant sous le charme de Dalila et par consĂ©quent, les Philistins lui crevĂšrent les yeux Juges 16 21 ; Abshalom, le fils du roi David, s’enorgueillissait de sa belle chevelure et ce fut ses cheveux qui entraĂźnĂšrent sa mort, lorsqu’ils s’entremĂȘlĂšrent dans les branches d’un arbre 2 Samuel 18 9-10
 Il est donc recommandĂ© de rechercher une raison quelque peu liĂ©e Ă  la douleur subie. Si, par exemple, quelqu’un souffre de douleurs buccales, il peut se demander en premier lieu s’il a transgressĂ© un interdit liĂ© Ă  la parole Lachon Hara/mauvaise langue. Toutefois, attention Ă  ne pas tomber dans le piĂšge de vouloir tout analyser, tout comprendre, parfois nous n’avons tout simplement aucune explication Ă  nos souffrances et cela aussi fait partie de la foi. Il se peut que nous n’ayons jamais de rĂ©ponse Ă  nos interrogations, mais une chose est sĂ»re, communique avec nous, Il veut que nous entendions Sa voix » Ă  travers les difficultĂ©s et que nous les utilisions pour nous rapprocher de Lui. Retenons par consĂ©quent que l’objectif principal de l’épreuve est de nous amĂ©liorer et qu’elle nous permet de dĂ©celer nos travers. Toute personne qui ne perçoit pas la Providence divine dans les malheurs qui lui arrivent et les fait uniquement dĂ©pendre de sa malchance, c’est comme si elle transformait de l’or en poussiĂšre. Au lieu de mĂ©riter des trĂ©sors en recevant la justice divine avec amour et faire ainsi en sorte que ses Ă©preuves soient une rĂ©paration et une expiation de ses fautes et des fautes de tout le peuple, elle gaspille cette opportunitĂ© exceptionnelle et la transforme en tristesse et en rancƓur envers le Ciel. L’exemple suprĂȘme nous a Ă©tĂ© donnĂ© par notre Messie YĂ©shoua, Lui qui n’a jamais fautĂ©, a acceptĂ© le supplice de la croix pour l’expiation des fautes de toute l’humanitĂ©. Si nous sentons que nos Ă©preuves du moment sont dues Ă  des manquements ou Ă  des fautes, il existe une priĂšre, dont nous pouvons nous inspirer, qui est rĂ©citĂ©e par nos frĂšres et sƓurs juifs afin d’accepter les souffrances avec amour Je crois sincĂšrement que c’est la Providence qui m’envoie mes souffrances actuelles et je les accepte avec amour. Tout cela m’est arrivĂ© Ă  cause de mes nombreuses fautes ; c’est un juste chĂątiment, Eternel, car Toi Tu m’as justement puni et moi j’ai fait le mal. Je T’en prie, fais en sorte que mes grandes souffrances servent d’expiation Ă  mes nombreuses fautes. D’aprĂšs la lettre de la loi, j’aurais dĂ» dĂ©tailler toutes mes fautes et m’en repentir, elles qui sont Ă  la source de ces souffrances, mais il est clair et Ă©vident devant Toi que je ne connais pas la teneur de mes fautes, aussi, que ce soit Ta volontĂ©, mon PĂšre cĂ©leste, d’effacer et d’extirper mes fautes involontaires ou dĂ©libĂ©rĂ©es, ainsi que mes actes de rĂ©bellion qui ont entraĂźnĂ© ces souffrances. Adoucis les rigueurs du Jugement pour moi et pour tout IsraĂ«l, modifie toutes les influences cĂ©lestes en notre faveur et tĂ©moigne-nous toujours et Ă  jamais, ainsi qu’à toute la maison d’IsraĂ«l, une bienveillance manifeste. Amen. » Chomer Emounim de Rabbi Aharon Roth 6. Gam zou lĂ©tova » = Ceci aussi est pour le bien » Lorsque nous comprenons que la souffrance fait partie du plan de nous serons Ă  mĂȘme de dire gam zou lĂ©tova », autrement dit tout est pour le bien ». Pour s’en convaincre, lisons ce que le Talmud raconte au sujet de Rabbi Akiva, l’un des plus importants fondateurs du JudaĂŻsme rabbinique du IIe siĂšcle Rabbi Akiva, lors d’un voyage, s’arrĂȘta un soir dans une ville pour se reposer. Mais dans cette ville, personne ne voulut le recevoir. Alors il s’éloigna en se disant Gam zou lĂ©tova » ceci aussi est pour le bien et alla dormir dans les bois, avec son Ăąne qui lui servait Ă  voyager, son coq qui le rĂ©veillait, et sa bougie pour s’éclairer. La nuit venue, le vent souffla et Ă©teignit la bougie, le laissant dans le noir
Rabbi Akiva se dit encore Gam zou lĂ©tova ». Puis un chat surgit et tua le coq
Rabbi Akiva se dit encore Gam zou lĂ©tova ». Puis un lion vint tuer l’ñne
 Rabbi Akiva se dit encore Gam zou lĂ©tova ». Le lendemain, il apprit que des bandits avaient pĂ©nĂ©trĂ© en ville et avaient capturĂ© des otages. Il en fut donc Ă©pargnĂ©. Les bandits passĂšrent prĂšs de lui dans les bois mais ne le virent pas puisque sa bougie Ă©tait Ă©teinte, et ne l’entendirent pas puisqu’il n’avait plus de coq ni d’ñne. C’est ainsi que Rabbi Akiva fut sauvĂ© ! » 7 Cette histoire nous enseigne que tout ce qui peut nous arriver tend nĂ©cessairement au bien, mĂȘme si l’expĂ©rience est dĂ©sagrĂ©able, elle mĂšne sĂ»rement au bien, comme il est dit Nous savons, du reste, que toutes choses concourent au bien de ceux qui aiment de ceux qui sont appelĂ©s selon son dessein. » Romains 8 28. En rĂ©sumĂ©, nous ne devons pas envisager les difficultĂ©s comme une expĂ©rience totalement nĂ©gative, mais comme le plus grand facteur de dĂ©veloppement, car elles nous obligent Ă  puiser au plus profond de nous le trĂ©sor de ressources qui s’y trouve enfoui. Et bien que ces situations Ă©chappent souvent Ă  notre contrĂŽle, l’attitude avec laquelle nous les abordons est, quant Ă  elle, entre nos mains. Nous avons l’aptitude d’accepter ces dĂ©fis comme ce qu’ils sont des occasions de grandir et de nous dĂ©velopper. Et bien qu’il soit possible que nous ne comprenions jamais pourquoi certaines choses arrivent, celles-ci peuvent – et donc doivent – faire de nous des personnes meilleures. est lĂ  Terminons ce sujet si complexe et si profond par cette vĂ©ritĂ© Ă©ternelle ne nous abandonne pas au moment oĂč nous souffrons. Une parabole bien connue raconte l’histoire d’un homme qui se remĂ©more les chemins qu’il a parcourus durant sa vie. Alors qu’un homme se trouvait plongĂ© dans la nostalgie, il se mit Ă  observer les traces de pas qu’il avait laissĂ©es dans le sable, traces qui reprĂ©sentaient tous les Ă©vĂ©nements de sa vie. Et voici qu’il remarqua Ă  cĂŽtĂ© de ses pas, une autre paire de pas. Il s’étonna » Qui est celui qui a marchĂ© avec moi tout au long de ma vie ? Et une Voix CĂ©leste lui rĂ©pondit C’est moi, ton PĂšre, J’ai cheminĂ© Ă  tes cĂŽtĂ©s Ă  chaque Ă©tape. J’étais toujours lĂ -bas, pour toi, pour te protĂ©ger et te soutenir, pour t’aider et te sauver. » L’homme poursuivit son investigation, et, chose surprenante, lorsque le parcours de sa vie passait par des sables brĂ»lants, que des difficultĂ©s et des peines s’abattaient sur lui et qu’il souffrait et Ă©tait tourmentĂ©, il s’aperçut que les pas de son PĂšre avaient disparu ! » Oh Papa ! » La question qui lui brĂ»lait les lĂšvres sortit, malgrĂ© lui, » Pourquoi T’es-Tu Ă©loignĂ© de moi justement dans les moments oĂč je souffrais tellement ?! Pourquoi m’as-Tu laissĂ© seul ainsi, alors qu’au-dessus de moi brĂ»lait le soleil ardent du dĂ©sert ?! » Mon fils chĂ©ri ! » Une Voix CĂ©leste lui rĂ©pondit ; » Jamais, Je ne t’ai abandonnĂ© ! Sache que cette paire de pas unique, c’était la Mienne ! Quand les sables du dĂ©sert te brĂ»laient la plante des pieds, Je t’ai transportĂ© sur la paume de Mes mains ! » » 8 Au moment oĂč les douleurs atteignent leur maximum, au seuil de la dĂ©livrance, souvenons-nous du verset MĂȘme lorsque j’irai dans la vallĂ©e des tĂ©nĂšbres, je n’aurai pas peur du mal, car Toi, Tu es avec moi » Psaumes 23 4. C’est HaKadoch Baroukh Hou Le Saint BĂ©ni soit-Il qui se tient Ă  nos cĂŽtĂ©s pour nous soutenir et aussi pour nous porter dans les moments les plus difficiles de notre vie. Il n’existe rien en dehors de Lui » Ein od MilĂ©vado » nous enseignent les Sages d’IsraĂ«l. Rav HaĂŻm de Volozine, l’auteur du NĂ©fesh Ha’HaĂŻm TroisiĂšme partie, chapitre 12 nous enseigne la sĂ©goula 9 suivante Et en vĂ©ritĂ©, c’est une grande chose qui a la vertu de retirer et d’annuler de sur l’homme tous les jugements et volontĂ©s extĂ©rieures, pour qu’ils ne puissent avoir aucun contrĂŽle sur lui et pour qu’ils n’aient absolument aucun effet. Lorsque l’homme fixe dans son cƓur en disant, HaShem n’est-Il pas le vĂ©ritable, et Ă  part Lui, BĂ©ni soit-Il, il n’y a aucune autre force dans le monde, et tous les mondes ne sont absolument remplis que de Sa simple unitĂ©, BĂ©ni soit Son Nom. Et il annule dans son cƓur, d’une annulation totale, et il ne prĂȘte absolument pas attention Ă  aucune pensĂ©e, seulement au MaĂźtre Unique, BĂ©ni soit-Il. Alors, le Saint, bĂ©ni soit-Il, va faire en sorte que s’annulent de sur lui toutes les forces et les volontĂ©s qu’il peut y avoir dans le monde, pour qu’elles ne puissent avoir absolument aucune prise sur lui. » C’est cela le Ein od MilĂ©vado », croire de toutes nos forces et intĂ©rioriser le fait qu’ il n’existe rien en dehors de Lui ». Il nous faut prier avec le sentiment qu’HaShem peut tout, qu’Il est L’unique source de tout rĂ©sultat. L’histoire de Pourim relatĂ©e dans le livre d’Esther recĂšle Ă©galement un enseignement fondamental prĂ©pare toujours le remĂšde avant l’affliction. C’est en effet seulement aprĂšs l’intronisation d’Esther en tant que reine sur l’Empire perse et aprĂšs que le roi AssuĂ©rus ait dĂ» sa vie Ă  MordekhaĂŻ/MardochĂ©e ce dernier dĂ©joua le complot contre le roi que envoya l’épreuve de la promotion d’Haman en tant que premier ministre de l’Empire et de son plan macabre visant l’extermination de tous les Juifs. Par le mĂ©rite d’Esther et de MordĂ©khaĂŻ/MardohĂ©e, le peuple juif fut sauvĂ© et put ensuite retourner en IsraĂ«l et y reconstruire le Temple. Conclusion Retenons que seules la foi hĂ©mouna et la confiance bita’hon en permettront de se confronter et de surmonter l’épreuve afin de mĂ©riter de se rapprocher du Saint BĂ©ni soit-Il. Les difficultĂ©s que l’on rencontre peuvent nous aider Ă  grandir dans notre service divin. La GuĂ©mara 10 nous dit L’homme est dans l’obligation de remercier pour le mal comme pour le bien » BĂ©rakhot 54a. Un homme croyant sait pertinemment que ce qui lui arrive sont des dĂ©crets cĂ©lestes et que tous viennent, sans exception, d’HaShem, et de Lui seul. Le Steipler10 Ă©crit Pendant les situations difficiles, il faut toujours se souvenir que tout passera et se transformera avec le temps. Tout ce qui a Ă©tĂ© accompli dans la misĂ©ricorde se transformera en bien. MĂȘme si les rĂ©sultats ne sont pas encore connus, lorsqu’ils seront dĂ©voilĂ©s, il s’avĂ©rera que tout Ă©tait fait pour le bien. Quelquefois, on comprend immĂ©diatement pourquoi, et d’autres fois ce n’est qu’aprĂšs de nombreuses annĂ©es, et parfois mĂȘme, cela ne se dĂ©voilera que dans le monde futur. » 11 Beaucoup de malheurs atteignent le juste, mais l’Eternel l’en dĂ©livre toujours. »Psaumes 34 19 Amen vĂ© Amen, que le Tout-Puissant vienne panser toutes les blessures physiques et spirituelles et qu’Il nous donne le rĂ©confort dont nous avons toutes besoin face aux Ă©preuves ! Sim’ha Sources utilisĂ©es pour cette Ă©tude et notes 1. Introduction inspirĂ©e du chiour enseignement de Rav Shimon Gobert Trouver la joie dans l’épreuve et la souffrance » vidĂ©o disponible sur Youtube.2. L’épreuve d’Abraham selon les rabbins », Anne-Catherine Avril, SBEV / Éd. du Cerf, SupplĂ©ment au Cahier Evangile n° 134 dĂ©cembre 2005, Les tentations du Christ », p. Rabbanite Ne’hama Epstein, Un accouchement prĂšs d’Hachem prĂ©paration professionnelle et spirituelle Ă  l’accouchement, Editions Torah-box 2015, InspirĂ© de l’article de Torah-Box Comment gĂ©rer une Ă©preuve ? » Aneni, priĂšres appropriĂ©es Ă  diverses circonstances, Feldheim Publishers, Talmud Berakhot Rabbanite Ne’hama Epstein, Un accouchement prĂšs d’Hachem prĂ©paration professionnelle et spirituelle Ă  l’accouchement, Editions Torah-box 2015, On peut dĂ©finir une sĂ©goula comme Ă©tant un phĂ©nomĂšne physique produisant des effets mĂ©taphysiques non quantifiables, mais prĂ©sents dans l’existence humaine, voire dans la vie quotidienne. Une sĂ©goula est une sorte de combine » qui a la facultĂ© de rĂ©gler certains problĂšmes. Elle fonctionne en tant que coups de pouce ». La meilleure des sĂ©goulot reste la Commentaires de la Mishna, le premier recueil de la loi juive Rabbin, talmudiste du XXe Kariena DĂ©lgrata 1, Ă  cet article en laissant un commentaire ! Note importante relative aux articles et vidĂ©os faisant intervenir Ă  la fois des juifs, des rabbins, des chrĂ©tiens et des pasteurs Plusieurs sont Ă©tonnĂ©s et parfois mĂȘme choquĂ©s de voir cĂŽte Ă  cĂŽte, dans une mĂȘme vidĂ©o des rabbins et des pasteurs n'ayant pas toujours les mĂȘmes convictions religieuses. Il convient alors de prĂ©ciser qu'en dehors des citations ou autres extraits de sources externes repris dans les Ă©tudes, nous ne cautionnons pas forcĂ©ment tous les propos et les enseignements des personnes ou des rĂ©fĂ©rences et autres sites web citĂ©s chaque homme est faillible, nul ne possĂšde toute la vĂ©ritĂ©, chacun doit donc ĂȘtre attentif et ne retenir que ce qui lui semble bon et en accord avec les voies de Dieu et la bonne nouvelle du Messie YĂ©shoua examinez toutes choses; retenez ce qui est bon; » 1 Thessalonicien 521. Sur ce site web, nous usons donc de notre libertĂ© en YĂ©shoua » Galates 24 pour citer et utiliser, lorsque cela s’avĂšre nĂ©cessaire et utile pour nous faire grandir dans la comprĂ©hension du plan divin et de la volontĂ© de Dieu, le travail d’hommes ou de femmes parfois rattachĂ©s Ă  d’autres confessions, mais que nous publions tout de mĂȘme en raison de la qualitĂ© de leur contribution dans des domaines particuliers, bien que nous ne les rejoignons pas forcĂ©ment dans toute leur doctrine. En outre, cela nous invite Ă  nous exercer Ă  vivre cette maxime des sages Qui est sage ? Celui qui apprend de chaque homme [
] Le sage n’est pas celui qui a acquis des connaissances Ă©tendues dans tous les domaines, mais celui qui est capable d’apprendre de chacun » PirqĂ© Avot. Si nous ne suivons pas cette maxime, nous nous Ă©loignons alors de la sagesse pour rejoindre les rangs de ceux dont l’esprit est encombrĂ© par l’intolĂ©rance et le lĂ©galisme qui est l’étroitesse d’esprit, qu’à Dieu ne plaise ! Pour de plus amples informations, voir la dĂ©claration de foi Note sur les commentaires les commentaires ne sont publiĂ©s que s'ils sont conformes Ă  La Politique De ModĂ©ration du site Lire la politique de modĂ©ration Veuillez citer la source lors de toute copie partielle ou complĂšte des contenus de ce site web, ainsi que le rappellent justement les maximes des pĂšres PirqĂ© Avot Quiconque cite l’auteur d’une parole amĂšne la dĂ©livrance dans le monde ». Pour le reste, c’est entre vous et Dieu qui sonde les cƓurs et qui rendra Ă  chacun selon ses Ɠuvres. SOYONS DELIVRES DES LIENS ANCESTRAUX Apocalypse 22-11 Que celui qui est injuste soit encore injuste, que celui qui est souillĂ© se souille encore ; et que le juste pratique encore la justice, et que celui qui est saint se sanctifie encore. Ce verset nous montre combien nous avons besoin d’ĂȘtre libĂ©rĂ©, pour que le Saint-Esprit continue son Ɠuvre de sanctification dans nos vies. Cette Ɠuvre de sanctification doit s’opĂ©rer chaque jour. Nous poursuivons toujours le mĂȘme but, nous dĂ©lester pour Ă©voluer librement dans le royaume de Dieu. Nous avons vu le cƓur - le cƓur de serviteur - Un cƓur de fils avec JĂ©sus qui tout en Ă©tant fils a acceptĂ© de se faire serviteur tout en restant fils. Seul un fils ayant un cƓur de serviteur peut rĂ©vĂ©ler le PĂšre. Nous avons vu la grĂące, sans elle nous ne pouvons ĂȘtre agrĂ©ables au PĂšre qui ouvre la porte du royaume. Nous avons vu certains obstacles qui nous ferment la porte du royaume de Dieu La rancune L’amertume La culpabilitĂ© Le non pardon etc. Maintenant nous allons Ă©tudier les liens ancestraux et voir comment ils nous retiennent en arriĂšre, nous empĂȘchent de rentrer pleinement dans notre appel, de vivre la vie du royaume de Dieu. GenĂšse 1 26 Puis Dieu dit Faisons l’homme Ă  notre image, selon notre ressemblance et qu’il donne 
 GenĂšse 1 27 Dieu crĂ©a l’homme Ă  son image, et le crĂ©a Ă  l’image de Dieu, il crĂ©a l’homme et la femme. Par la dĂ©sobĂ©issance d’Adam et Eve nous avons perdu cette ressemblance et cette image de Dieu dans nos vies. Aujourd’hui nous sommes Ă  la ressemblance de nos parents, pas seulement sur le plan physique mais aussi sur le plan spirituel, moral, Ă©motionnel etc.. Des pĂ©cheurs donnent naissance Ă  des pĂ©cheurs, selon GenĂšse 1- 11 Puis Dieu dit Que la terre produise de la verdure, de l’herbe portant de la semence, des arbres fruitiers donnant du fruit selon leur espĂšce et ayant en eux leur semence sur la terre. Et cela fut ainsi. Pour dĂ©polluer une riviĂšre il faut non seulement inspecter l’état de ses affluents mais aussi regarder Ă  la source. Dans nos vies il en est de mĂȘme, nous pouvons veiller surtout Ă  ce qui rentre dans nos vies films etc.. se garder du pĂ©chĂ© autant que cela est possible, cela n’enlĂšvera pas de nos vies, ne fera pas disparaĂźtre de nos vies ce qui nous vient de la source de nos vies, c'est-Ă -dire de nos parents et nos ancĂȘtres. Psaume 51 7 voici je suis nĂ© dans l’iniquitĂ© et ma mĂšre conçu dans l’iniquitĂ©. Il en est de mĂȘme pour chacune de nos vies. Nous naissons avec la rĂ©bellion, le rejet, la peur, l’angoisse, le dĂ©sir de satisfaire le moi, le mensonge, etc. Tout comme nous recevons de nos parents un hĂ©ritage physique, matĂ©riel, un hĂ©ritage spirituel nous colle Ă  la peau, Ă  l’ñme, au corps, Ă  l’esprit. Chaque fois que nous avons recours Ă  la puissance » de l’ennemi pour rĂ©soudre un problĂšme dans nos vies consciemment ou inconsciemment nous lui ouvrons une porte dans nos vies et il en profite pour y mettre un lien, nous lui donnons un droit qu’il utilise tant que nous nous sommes pas repentit et que ce lien n’a pas Ă©tĂ© brisĂ© par la puissance qui est dans le nom de JĂ©sus, sinon ce lien est transmis Ă  nos descendants qu’ils le veuillent ou non, que nous le voulions ou non, cela ne change rien. Il en est de mĂȘme pour les liens dont nous hĂ©ritons de nos parents et ancĂȘtres. Exode 20 5 Je suis un Dieu jaloux qui punit l’iniquitĂ© des pĂšres sur les enfants jusqu'Ă  la 3Ăšme et 4Ăšme gĂ©nĂ©ration. Nous hĂ©ritons Ă©galement des malĂ©dictions. Voici des exemples de malĂ©dictions gĂ©nĂ©rationnelles, DeutĂ©ronome 23 2 Celui qui est issu d’une union illicite n’entrera point dans l’assemblĂ©e de l’Eternel, mĂȘme sa dixiĂšme gĂ©nĂ©ration n’entrera point dans l’assemblĂ©e de l’Eternel. Cela concerne tout enfant nĂ© hors mariage et personne ne peut ĂȘtre assurĂ© d’avoir un ancĂȘtre nĂ© dans cette condition. Cela s’appelle la malĂ©diction dans la bĂątardise et nous conduit dans l’illĂ©gitimitĂ© LĂ©vitique 20 1-21. Dans ce passage de la bible nous y trouvons beaucoup d’autres exemples de malĂ©diction. Exode 34 6-7 Qui conserve son amour jusqu’à mille gĂ©nĂ©ration qui pardonne l’iniquitĂ©, la rĂ©bellion et le pĂ©chĂ© mais ne tient le coupable pour innocent et qui punit l’iniquitĂ© des pĂšres sur les enfants et sur les enfants des enfants jusqu’aux troisiĂšmes et quatriĂšmes gĂ©nĂ©rations. Nous ne pouvons marcher Ă  cloche pied. 2 Corinthiens 6 14-20 Ne vous mettez pas avec les infidĂšles sous un joug Ă©tranger. Car quel rapport y a–t–il entre la justice et l’iniquitĂ© ? Ou qu’y a–t–il de commun entre la lumiĂšre et les tĂ©nĂšbres ? Quel accord y a–t–il entre Christ et BĂ©lial ? Ou quelle part a le fidĂšle avec l’infidĂšle ? Quel rapport y a–t–il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et sĂ©parez vous, dit le Seigneur ; Ne touchez pas Ă  ce qui est impur, Et je vous accueillerai. Je serai pour vous un pĂšre, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout–puissant. Ayant donc de telles promesses, bien–aimĂ©s, purifions nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. DeutĂ©ronome 18 10-14 Qu’on ne trouve chez toi personne qui fasse passer son fils ou sa fille par le feu, personne qui exerce le mĂ©tier de devin, d’astrologue, d’augure, de magicien, d’enchanteur, personne qui consulte ceux qui Ă©voquent les esprits ou disent la bonne aventure, personne qui interroge les morts. Car quiconque fait ces choses est en abomination Ă  l’Eternel ; et c’est Ă  cause de ces abominations que l’Eternel, ton Dieu, va chasser ces nations devant toi. Tu seras entiĂšrement Ă  l’Eternel, ton Dieu. Car ces nations que tu chasseras, Ă©coutent les astrologues et les devins ; mais Ă  toi, l’Eternel, ton Dieu, ne le permet pas. Apocalypse 22 11-15 Alors je vis un grand trĂŽne blanc et celui qui y Ă©tait assis. La terre et le ciel s’enfuirent devant lui, et il ne se trouva plus de place pour eux. Alors je vis les morts, les grands et les petits, debout devant le trĂŽne. Des livres furent ouverts, et un autre livre fut ouvert, qui est le livre de la vie. Les morts furent jugĂ©s d’aprĂšs ce qui Ă©tait Ă©crit dans les livres, selon leurs Ɠuvres. La mer rendit les morts qui Ă©taient en elle, la mort et le sĂ©jour des morts rendirent les morts qui Ă©taient en eux, et ils furent jugĂ©s, chacun selon ses Ɠuvres. La mort et le sĂ©jour des morts furent jetĂ©s dans l’étang de feu. L’étang de feu, c’est la seconde mort. Le monde des tĂ©nĂšbres connait la parole de Dieu. On peut tuer par la langue JĂ©rĂ©mie 18 18 Venez complotons contre JĂ©rĂ©mie, car la loi ne pĂ©rira pas faute de sacrificateurs. Ni le conseil fautes de sages, ni la parole fautes de prophĂštes. Venez tuons la langue, ne prenons pas garde Ă  tous ces discours. Les liens des tĂ©nĂšbres sur nos viennent par les alliances, les pactes, avec le royaume des tĂ©nĂšbres, soit par des paroles, des promesses, des Ă©crits ou des alliances de sang, la pratique de la divination ou la consultation de voyants, de guĂ©risseurs, de marabouts, la cartomancie, la nĂ©cromancie, toute adoration ou cultes rendus Ă  de faux dieux, la consĂ©cration des enfants Ă  des idoles ou des divinitĂ©s, des baptĂȘmes pratiquĂ©s dans les religions, toutes pratiques d’initiation ainsi que les danses qui les accompagnent, etc. La bible nous dit que nous sommes tous pĂ©cheurs Romains 3 23 Car tous ont pĂ©chĂ©s et sont privĂ©s de la gloire de Dieu. 1 Samuel 15 23 Car la dĂ©sobĂ©issance est aussi coupable que la divination et la rĂ©sistance ne l’est pas moins que l’idolĂątrie et les sĂ©raphins. Jean 10 10 Le voleur vient Ă©gorger dĂ©truire et volĂ©. Le but de Satan c’est de dĂ©truire la race humaine sans se faire connaĂźtre, Ă  travers les hommes et les femmes qui agissent pour lui en connaissance de cause ou dans l’ignorance. Il est prĂȘt Ă  exploiter toutes les brĂšches dans nos vies, nos familles comme il a exploitĂ© les brĂšches dans la lignĂ©e qui a donnĂ©e naissance Ă  JĂ©sus. GenĂšse 3 15 Je mettrai inimitiĂ© entre toi et la femme, entre ta postĂ©ritĂ© et sa postĂ©ritĂ©, celle-ci t’écraseras la tĂȘte et tu lui blesseras le talon. GenĂšse 6 Nous y dĂ©couvrons comment Satan a voulu souillĂ© la descendance de la femme. Afin que celui qui doit lui Ă©craser la tĂȘte ne naissent pas. GenĂšse 38 Nous dĂ©crit le pĂ©chĂ© de Juda avec sa belle-fille. Il commet un inceste. Sa belle-fille se livre Ă  la prostitution avec son beau pĂšre lignĂ©e de JĂ©sus inceste et prostitution, deux enfants naissent de cet inceste et de cette prostitution. Le premier hĂ©ritier de la promesse qui doit donner naissance Ă  jĂ©sus se nomme Perets son nom signifie brĂšche. Une brĂšche est ouverte, par Satan, dans la lignĂ©e qui va donner naissance Ă  JĂ©sus. Nous en retrouvons d’autres exemples en Matthieu 1 qui nous donne toute la gĂ©nĂ©alogie de JĂ©sus En Matthieu 1-5 nous retrouvons Rahab qui fut prostituĂ©e JosuĂ© 2 1. Matthieu 1 5 Nous trouvons Ă©galement Ruth, d’origine Moabite, un peuple maudit Ă  cause de son origine, nĂ©e d’un inceste entre Lot et l’une de ses filles. Elle devient l’arriĂšre grand-mĂšre du roi David. Rahab sera l’arriĂšre, arriĂšre grand-mĂšre de David. David va commettre l’adultĂšre, tuĂ© ou fait tuer Urie, un de ses soldats en l’envoyant se battre dans un endroit dangereux, contre les philistins. Il Ă©prouve beaucoup de difficultĂ© avec ses enfants et dans la vie de ses enfants. Amnon, fils de David, viole sa demi sƓur Tamar, fille de David, Absalon frĂšre de Tamar, venge sa sƓur et tue Amnon, Absalon se rĂ©volte contre son pĂšre. Il prend la royautĂ© et David fuit devant son fils. Il quitte JĂ©rusalem pour ne pas se battre contre son fils qui le poursuit, finalement un partisan de David tue Absalon. Un autre fils, frĂšre d’Absalon, Adonja se dĂ©clare roi contre David et sera exĂ©cutĂ©. Son fils Salomon lui succĂšde, il aime beaucoup les femmes Ă©trangĂšres, il eut 700 princesses pour femmes et 300 concubines, et ses femmes inclinĂšrent son cƓur vers d’autres dieux 1 Rois 11 4-8 A l’époque de la vieillesse de Salomon, ses femmes inclinĂšrent son coeur vers d’autres dieux ; et son coeur ne fut point tout entier Ă  l’Eternel, son Dieu, comme l’avait Ă©tĂ© le coeur de David, son pĂšre. Salomon alla aprĂšs AstartĂ©, divinitĂ© des Sidoniens, et aprĂšs Milcom, l’abomination des Ammonites. Et Salomon fit ce qui est mal aux yeux de l’Eternel, et il ne suivit point pleinement l’Eternel, comme David, son pĂšre. Alors Salomon bĂątit sur la montagne qui est en face de JĂ©rusalem un haut lieu pour Kemosch, l’abomination de Moab, et pour Moloc, l’abomination des fils d’Ammon. Et il fit ainsi pour toutes ses femmes Ă©trangĂšres, qui offraient des parfums et des sacrifices Ă  leurs dieux Salomon fait partie de la lignĂ©e qui va donner naissance Ă  JĂ©sus. JĂ©sus est vraiment nĂ© au milieu des liens ancestraux sans ĂȘtre contaminĂ©, ou atteint par le pĂ©chĂ©, malgrĂ© toutes les ruses du diable. Luc 1 36 Le Saint-Esprit viendra sur toi et la puissance du TrĂšs-haut te couvrira de son ombre C’est pourquoi le saint enfant qui naitra de toi sera appelĂ© Fils de Dieu. JĂ©sus a bĂ©nĂ©ficiĂ© d’un code gĂ©nĂ©tique miraculeux au niveau du sang. DĂ©couverte et rĂ©sultat de l’analyse de sang trouvĂ© sur l’arche Ă  JĂ©rusalem. JĂ©sus devait mourir sur une croix pour nous dĂ©livrer de la malĂ©diction de la loi, Galates 3 13 Christ nous a rachetĂ© de la malĂ©diction de la loi, Ă©tant malĂ©diction pour nous car il est Ă©crit Maudit est quiconque est pendu au bois. DeutĂ©ronome 21 22-23 Si l’on fait mourir un homme qui a commis un crime digne de mort, et que tu l’aies pendu Ă  un bois, son cadavre ne passera point la nuit sur le bois ; mais tu l’enterreras le jour mĂȘme, car celui qui est pendu est un objet de malĂ©diction auprĂšs de Dieu, et tu ne souilleras point le pays que l’Eternel, ton Dieu, te donne pour hĂ©ritage. Dieu nous demande de confesser les pĂ©chĂ©s et les rĂ©sistances de nos pĂšres, Confesser = avouer, faire l’aveu de ses pĂ©chĂ©s. LĂ©vitique 26 40-42 Ils confesseront leurs iniquitĂ©s et les iniquitĂ©s de leurs pĂšres, les transgressions qu’ils ont commises envers moi, et la rĂ©sistance qu’ils m’ont opposĂ©e, pĂ©chĂ©s Ă  cause desquels moi aussi je leur rĂ©sisterai et les mĂšnerai dans le pays de leurs ennemis. Et alors leur coeur incirconcis s’humiliera, et ils paieront la dette de leurs iniquitĂ©s. Je me souviendrai de mon alliance avec Jacob, je me souviendrai de mon alliance avec Isaac et de mon alliance avec Abraham, et je me souviendrai du pays. Nous en trouvons un exemple dans le livre de Daniel. Daniel est Ă  captivitĂ© depuis son enfance, avec d’autres juifs, Ă  cause des pĂ©chĂ©s des rois d’IsraĂ«l et de ses pĂšres. Daniel jeĂ»ne et s’humilie ou plaide coupable pour les pĂ©chĂ©s d’IsraĂ«l afin de sortir de cette dĂ©portation. Daniel 9 3-19 Seigneur, Dieu grand et redoutable, toi qui gardes ton alliance et qui fais misĂ©ricorde Ă  ceux qui t’aiment et qui observent tes commandements ! Nous avons pĂ©chĂ©, nous avons commis l’iniquitĂ©, nous avons Ă©tĂ© mĂ©chants et rebelles, nous nous sommes dĂ©tournĂ©s de tes commandements et de tes ordonnances. Nous n’avons pas Ă©coutĂ© tes serviteurs, les prophĂštes, qui ont parlĂ© en ton nom Ă  nos rois, Ă  nos chefs, Ă  nos pĂšres, et Ă  tout le peuple du pays. Seigneur, Ă  nous la confusion de face, Ă  nos rois, Ă  nos chefs, et Ă  nos pĂšres, parce que nous avons pĂ©chĂ© contre toi. Nous avons pĂ©chĂ©, nous avons commis l’iniquitĂ©. AuprĂšs du Seigneur, notre Dieu, la misĂ©ricorde et le pardon, car nous avons Ă©tĂ© rebelles envers lui. Car, Ă  cause de nos pĂ©chĂ©s et des iniquitĂ©s de nos pĂšres, JĂ©rusalem et ton peuple sont en opprobre Ă  tous ceux qui nous entourent. Maintenant donc, ĂŽ notre Dieu, Ă©coute la priĂšre et les supplications de ton serviteur, et, pour l’amour du Seigneur, fais briller ta face sur ton sanctuaire dĂ©vastĂ© ! Mon Dieu, prĂȘte l’oreille et Ă©coute ! ouvre les yeux et regarde nos ruines, regarde la ville sur laquelle ton nom est invoquĂ© ! Car ce n’est pas Ă  cause de notre justice que nous te prĂ©sentons nos supplications, c’est Ă  cause de tes grandes compassions. Seigneur, Ă©coute ! Seigneur, pardonne ! Seigneur, sois attentif ! Agis et ne tarde pas, par amour pour toi, ĂŽ mon Dieu ! Car ton nom est invoquĂ© sur ta ville et sur ton peuple. Nous trouvons un exemple identique dans Esdras 9. 1 Jean 1 8-10 Si nous disons que nous n’avons pas pĂ©chĂ© nous faisons Dieu menteur Si nous disons que nous n’avons pas de pĂ©chĂ©, nous nous sĂ©duisons nous–mĂȘmes, et la vĂ©ritĂ© n’est point en nous. Si nous confessons nos pĂ©chĂ©s, il est fidĂšle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquitĂ©. Si nous disons que nous n’avons pas pĂ©chĂ©, nous le faisons menteur, et sa parole n’est point en nous. Galates 6 7-8 ce qu’un homme sĂšme, il le rĂ©colte Ne vous y trompez pas on ne se moque pas de Dieu. Ce qu’un homme aura semĂ©, il le moissonnera aussi. Celui qui sĂšme pour sa chair moissonnera de la chair la corruption ; mais celui qui sĂšme pour l’Esprit moissonnera de l’Esprit la vie Ă©ternelle. Traiter les liens ancestraux c’est venir Ă  la croix de JĂ©sus lĂ  oĂč tout est accompli ». Colossiens 2 14-15 il a effacĂ© l’acte dont les ordonnances nous condamnaient et qui subsistait contre nous, et il l’a Ă©liminĂ© en le clouant Ă  la croix ; il a dĂ©pouillĂ© les dominations et les autoritĂ©s, et les a livrĂ©es publiquement en spectacle, en triomphant d’elles par la croix. JĂ©sus est venir pour nous affranchir Jean 8 30-32 Comme JĂ©sus parlait ainsi, plusieurs crurent en lui. Et il dit aux Juifs qui avaient cru en lui Si vous demeurez dans ma parole, vous ĂȘtes vraiment mes disciples ; vous connaĂźtrez la vĂ©ritĂ©, et la vĂ©ritĂ© vous affranchira. 1 Jean 1 9 Si nous confessons nos pĂ©chĂ©s, il est fidĂšle et juste pour nous les pardonner, et pour nous purifier de toute iniquitĂ©. Luc 10 19 Voici je vous ai donnĂ© le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions et sur toute la puissance de l’ennemi, et rien ne peut vous nuire. Voici un exemple nous montrant que chaque gĂ©nĂ©ration pĂȘche, tout en amplifiant le pĂ©chĂ© des pĂšres. Cet exemple est basĂ© seulement sur trois gĂ©nĂ©rations, Ă  partir d’un pĂ©chĂ© seulement. Ce qui est loin de reprĂ©senter toute une vie GenĂšse 20 2 Abraham a menti car il a peur que les Egyptiens le tuent Ă  cause de sa femme, SaraĂŻ qui une jolie femme. Il lui demande de dire qu’elle est sa sƓur Abraham disait de Sara, sa femme C’est ma sƓur. AbimĂ©lek, roi de GuĂ©rar, fit prendre Sara. Alors Dieu vint Ă  AbimĂ©lek dans un rĂȘve, pendant la nuit, et lui dit Tu vas mourir Ă  cause de la femme que tu as prise, car elle est mariĂ©e AbimĂ©lek appela Abraham et lui dit Qu’est ce que tu nous as fait ? En quoi ai je pĂ©chĂ© contre toi, pour que tu fasses venir sur moi et sur mon royaume un si grand pĂ©chĂ© ? Tu as commis envers moi des actes inadmissibles. Puis AbimĂ©lek dit Ă  Abraham Quelle intention avais tu pour agir de la sorte ? Abraham rĂ©pondit Je me disais qu’il n’y avait certainement aucune crainte de Dieu en ce lieu et qu’on me tuerait Ă  cause de ma femme. De plus, il est vrai qu’elle est ma sƓur, fille de mon pĂšre ; seulement, elle n’est pas fille de ma mĂšre, et elle est devenue ma femme. Dans cette situation, certains diront Abraham n’a fait qu’un demi mensonge ou dit une demi vĂ©ritĂ©. Quelle diffĂ©rence y a-t-il entre les deux ? Les deux viennent du pĂšre du mensonge. Quelques annĂ©es plus tard nous trouvons son fils Isaac dans la mĂȘme situation. Il a peur, lui aussi, d’ĂȘtre tuĂ© Ă  cause de la beautĂ© de sa femme. Aussi demande t’il Ă  sa femme de se prĂ©senter comme sa sƓur. Mais cette fois-ci, sa femme n’est pas sa demi-sƓur. Donc nous pouvons parler de mensonge entier ou complet. GenĂšse 26 7 et suivants Lorsque les gens du lieu posaient des questions sur sa femme, il disait C’est ma sƓur ; car il craignait, en disant ma femme, que les gens du lieu ne le tuent, parce que Rebecca Ă©tait belle de figure. Comme son sĂ©jour se prolongeait, il arriva qu’AbimĂ©lek, roi des Philistins, regardant par la fenĂȘtre, vit Isaac qui plaisantait avec Rebecca, sa femme. AbimĂ©lec fit appeler Isaac, et dit Certainement, c’est ta femme. Comment as tu pu dire C’est ma sƓur ? Isaac lui rĂ©pondit J’ai parlĂ© ainsi, de peur de mourir Ă  cause d’elle. Encore quelques annĂ©es, observons la vie de Jacob, fils d’Isaac et petit-fils d’Abraham. Un jour Isaac promet Ă  son fils ainĂ©, EsaĂŒ, de le bĂ©nir en lui accordant la bĂ©nĂ©diction qui revient Ă  l’ainĂ©. Toutefois Isaac demande Ă  son fils de lui prĂ©parĂ© un plat de gibier, comme il l’aime. GenĂšse 27-4 Fais-moi un mets comme j’aime, et apporte–le moi Ă  manger, afin que mon Ăąme te bĂ©nisse avant que je meure. Rebecca Ă©couta ce qu’Isaac disait Ă  EsaĂŒ, son fils. Et EsaĂŒ s’en alla dans les champs, pour chasser du gibier et pour le rapporter. Puis Rebecca dit Ă  Jacob, son fils Voici, j’ai entendu ton pĂšre qui parlait ainsi Ă  EsaĂŒ, ton frĂšre Apporte–moi du gibier et fais–moi un mets que je mangerai ; et je te bĂ©nirai devant l’Eternel avant ma mort. GenĂšse 27 17-21 Jacob dont le nom signifie usurpateur se prĂ©sente Ă  son pĂšre, dont la vue n’est pas trĂšs bonne, dĂ©guisĂ© avec les vĂȘtements de son frĂšre ainĂ©. Il usurpe, de son pĂšre, la bĂ©nĂ©diction de l’ainĂ©. Il ment Ă  son pĂšre avec le complot de sa mĂšre, Ă©pouse d’Isaac, il se fait passer pour son frĂšre ainĂ© EsaĂŒ, en plus il ment, Ă  nouveau, Ă  son pĂšre en dĂ©clarant que Dieu lui Ă  permis de tuer du gibier rapidement, alors qu’il a tout simplement pris un chevreau dans la ferme paternel, sur le conseil de sa mĂšre. Ce qui lui permet d’apporter Ă  son pĂšre, avant l’arrivĂ©e de son frĂšre partie Ă  la chasse, son plat prĂ©fĂ©rĂ© du gibier » Ensuite il doit fuir pour Ă©chapper Ă  la colĂšre de son frĂšre ainĂ©, dĂ©pouillĂ© de la bĂ©nĂ©diction de l’ainĂ© qui veut le tuer. Il fuit chez le frĂšre de sa mĂšre, nommĂ© Laban pour y chercher une Ă©pouse. Mais en faisant cela il quitte le pays promis. A son tour Jacob est trompĂ© par son beau-pĂšre et oncle Laban qui a deux filles LĂ©a et Rachel. Jacob aime Rachel la plus belle, Laban la lui promet en mariage pour 7 annĂ©es Ă  son service. Le lendemain de la nuit des noces, il s’aperçoit de la ruse de Laban, il a couchĂ© avec LĂ©a la moins belle ou la plus difficile Ă  marier GenĂšse 29 et suite. Pendant de nombreuses annĂ©es, ainsi Jacob va servir son beau-pĂšre. Puis un jour, Dieu lui demande de rentrer dans le pays de la promesse. Avant de partir, Rachel, Ă©pouse de Jacob et fille de Laban, vole les dieux de son pĂšre. Laban s’en aperçoit quelque jour aprĂšs. Il poursuit et rattrape Jacob et sa famille sur la route du retour. Laban cherche ses dieux dans le campement de Jacob. IL chercha, mais ne trouva point ses tĂ©raphim, mĂȘme dans la tente de Rachel qui les avait les avait en sa possession. Elle mentit Ă  son pĂšre pour cacher son vol. Pendant la fouille de Laban, dans le camp, Jacob, qui ignorait le vol de sa femme, prononce une parole de malĂ©diction Mais pĂ©risse celui auprĂšs duquel tu trouveras tes dieux ! Voici les consĂ©quences de cette malĂ©diction Rachel va mourir lors de l’accouchement de son fils Benjamin. Retenons toutefois que Rachel Ă  ouvert une porte Ă  la malĂ©diction en volant les dieux de son pĂšre et par son mensonge. Jacob Ă  un fils prĂ©fĂ©rĂ© Joseph, ses frĂšres le dĂ©testent. Un jour ils le vendent comme esclave. D’un commun accord, les 11 frĂšres mentent Ă  leur pĂšre en lui dĂ©clarant, que Joseph a Ă©tĂ© dĂ©vorĂ© par une bĂȘte sauvage GenĂšse 37 31-33 Ils prirent alors la tunique de Joseph ; et, ayant tuĂ© un bouc, ils plongĂšrent la tunique dans le sang. Ils envoyĂšrent Ă  leur pĂšre la tunique de plusieurs couleurs, en lui faisant dire Voici ce que nous avons trouvĂ© ! Reconnais si c’est la tunique de ton fils, ou non. Jacob la reconnut, et dit C’est la tunique de mon fils ! Une bĂȘte fĂ©roce l’a dĂ©vorĂ© ! Joseph a Ă©tĂ© mis en piĂšces ! Souvenons nous que nous sommes partis avec le demi mensonge » d’Abraham, voila ce que nous constatons au terme de trois gĂ©nĂ©rations. Si nous regardons dans la vie des enfants de Jacob nous constatons beaucoup de problĂšmes Juda commet l’adultĂšre avec sa belle-fille et elle devient enceinte de lui. Quand la rumeur publique lui apprend qu’elle est enceinte Qu’elle soit brĂ»lĂ©e dit-il ! Mais il est obligĂ© de reconnaĂźtre son pĂ©chĂ© car il a laissĂ© des gages chez sa belle-fille. AprĂšs la mort de leur pĂšre, Jacob, ses onze fils qui ont vendu Joseph, craignent des reprĂ©sailles. Ils s’adressent Ă  Joseph en lui disant GenĂšse 50- 16 et 17 Et ils firent dire Ă  Joseph Ton pĂšre a donnĂ© cet ordre avant de mourir Vous parlerez ainsi Ă  Joseph Oh ! Pardonne le crime de tes frĂšres et leur pĂ©chĂ©, car ils t’ont fait du mal ! Pardonne maintenant le pĂ©chĂ© des serviteurs du Dieu de ton pĂšre ! Joseph pleura en entendant ces paroles. En rĂ©alitĂ© les frĂšres de Joseph lui mentent car leur pĂšre ne leur a donnĂ© aucune consigne. Nous parlerons encore de deux des fils de Jacob Ruben et LĂ©vi qui dĂ©cide de venger leur sƓur Dina qui a Ă©tĂ© dĂ©shonorĂ©e par le fils d’un chef de tribu de Canaan. Pour venger leur sƓur ils proposent Ă  ce chef une alliance. Cette alliance comporte une obligation Tous les hommes doivent ĂȘtre circoncis. Ce chef accepte que tous les hommes de la tribu soient circoncis. Pendant les jours de leur guĂ©rison, Ruben et LĂ©vi rompt cet alliance et tuent les hommes de la ville et pillĂšrent la ville. Cela nous montre combien nous sommes comme les HĂ©breux dans le dĂ©sert, ils viennent de quitter l’esclavage de l’Egypte. Ils sont libres physiquement, mais leurs Ăąmes sont restĂ©es pleines de l’Egypte. Nous connaissons exactement la mĂȘme situation. Nous sommes plus que vainqueurs en JĂ©sus, puisque JĂ©sus a gagnĂ© le combat contre les puissances du mal, il les dĂ©sarmĂ©es, dĂ©pouillĂ©es de leur puissances. Mais nos Ăąmes ne sont pas libĂ©rĂ©es de notre anciennes vies, ni de ce que nous avons reçus de nos ancĂȘtres. 2 Corinthiens 6- 16 Ă  7-1 Quel rapport y a–t–il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l’a dit J’habiterai et je marcherai au milieu d’eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. C’est pourquoi, Sortez du milieu d’eux, Et sĂ©parez vous, dit le Seigneur ; Ne touchez pas Ă  ce qui est impur, Et je vous accueillerai. Je serai pour vous un pĂšre, Et vous serez pour moi des fils et des filles, Dit le Seigneur tout–puissant. Ayant donc de telles promesses, bien–aimĂ©s, purifions nous de toute souillure de la chair et de l’esprit, en achevant notre sanctification dans la crainte de Dieu. DeuxiĂšme prĂ©dication de l’Avent - L’Esprit Saint et le charisme du discernement vendredi 9 dĂ©cembre 2016 Poursuivons nos rĂ©flexions sur l’Ɠuvre de l’Esprit Saint dans la vie du chrĂ©tien. Saint Paul mentionne un charisme particulier appelĂ© discernement des esprits » 1 Cor 12, 10. A l’origine, cette expression a un sens bien prĂ©cis elle indique le don qui permet de distinguer, parmi les paroles inspirĂ©es ou prophĂ©tiques prononcĂ©es durant une assemblĂ©e, celles qui viennent de l’Esprit du Christ et celles qui proviennent d’autres esprits, c’est-Ă -dire de l’esprit de l’homme, ou de l’esprit dĂ©moniaque, ou de l’esprit du monde. Pour l’évangĂ©liste Jean aussi c’est celui-ci le sens fondamental. Le discernement consiste Ă  examiner les esprits pour voir s’ils sont de Dieu » 1 Jn 4,1-6. Pour Paul le critĂšre fondamental de discernement c’est de proclamer que JĂ©sus est Seigneur » 1 Cor 12, 3; pour Jean c’est reconnaitre que JĂ©sus est venu dans la chair », autrement dit l’incarnation. DĂ©jĂ  avec lui le discernement commence Ă  ĂȘtre utilisĂ© comme fonction thĂ©ologique, comme critĂšre pour discerner les vraies des fausses doctrines, l’orthodoxie de l’hĂ©rĂ©sie, ce qui deviendra central par la suite. 1. Le discernement dans la vie ecclĂ©siale Il existe deux domaines dans lesquels ce don du discernement des esprits doit s’exercer le domaine ecclĂ©sial et le domaine personnel. Dans la vie de l’Eglise, le discernement des esprits passe par l’autoritĂ© du magistĂšre, qui doit nĂ©anmoins tenir compte Ă©galement, entre autres critĂšres, du sens des fidĂšles, le sensus fidelium ». Je voudrais m’arrĂȘter sur un point en particulier qui peut servir dans les discussions en acte dans l’Eglise par rapport Ă  certains problĂšmes. Il s’agit du discernement des signes des temps. Le concile a dĂ©clarĂ© L’Église a le devoir, Ă  tout moment, de scruter les signes des temps et de les interprĂ©ter Ă  la lumiĂšre de l’Évangile, de telle sorte qu’elle puisse rĂ©pondre, d’une maniĂšre adaptĂ©e Ă  chaque gĂ©nĂ©ration, aux questions Ă©ternelles des hommes sur le sens de la vie prĂ©sente et future et sur leurs relations rĂ©ciproques » . Il est clair que si l’Eglise doit scruter les signes des temps Ă  la lumiĂšre de l’Evangile, ce n’est pas pour appliquer aux temps », autrement dit aux situations et aux nouveaux problĂšmes qui Ă©mergent dans la sociĂ©tĂ©, les remĂšdes et les rĂšgles de toujours, mais pour leur apporter de nouvelles rĂ©ponses, adaptĂ©es Ă  chaque gĂ©nĂ©ration » comme dit le texte que je viens de citer. La difficultĂ©, sur ce chemin – Ă  prendre trĂšs au sĂ©rieux – c’est la peur de compromettre l’autoritĂ© du magistĂšre, en admettant des changements dans ses dĂ©cisions. Il y a une considĂ©ration qui peut aider, je crois, Ă  surmonter, dans un esprit de communion, cette difficultĂ©. Le degrĂ© d’infaillibilitĂ© que l’Eglise et le Pape revendiquent n’est certainement pas supĂ©rieur Ă  celui qui est attribuĂ© Ă  l’Ecriture rĂ©vĂ©lĂ©e. Or l’inerrance biblique garantit que l’Ecrivain sacrĂ© exprime la vĂ©ritĂ© d’une façon et Ă  un degrĂ© qui reflĂšte ce qui pouvait ĂȘtre dit et entendu au moment oĂč il l’écrit. Nous voyons que tant de vĂ©ritĂ©s se forment lentement et progressivement, comme celle de l’au-delĂ  et de la vie Ă©ternelle. Dans le domaine moral aussi, tant de coutumes et lois antĂ©rieures sont par la suite abandonnĂ©es au bĂ©nĂ©fice de lois et critĂšres qui rĂ©pondent davantage Ă  l’esprit de l’Alliance. Un exemple parmi tous Dans le livre de l’Exode il est dit que Dieu punit la faute des pĂšres sur les fils cf. Ex 34, 7, mais JĂ©rĂ©mie et EzĂ©chiel diront le contraire, affirmant que Dieu ne punit pas les fautes des pĂšres sur les fils, mais que chacun devra rĂ©pondre de ses propres actions cf. Jr 31, 29-30; Ez 18, 1 ss.. Dans l’Ancien Testament le critĂšre de base pour surmonter les prescriptions antĂ©rieures est celui d’une meilleure comprĂ©hension de l’esprit de l’Alliance et de la Torah; dans l’Eglise, le critĂšre est celui d’une relecture de l’Evangile Ă  la lumiĂšre des nouvelles questions qui se posent Ă  elle. Scriptura cum legentibus crescit », disait saint GrĂ©goire Le Grand l’Ecriture grandit avec ceux qui la lisent . Maintenant nous savons que la rĂšgle constante de JĂ©sus, en matiĂšre de morale, se rĂ©sume en quelques mots Non au pĂ©chĂ©, oui au pĂ©cheur ». Il n’y a pas plus sĂ©vĂšre que lui pour condamner la richesse inique, mais il s’invite chez ZachĂ©e et le seul fait d’aller vers lui suffit Ă  le changer. Il condamne l’adultĂšre, y compris celui du cƓur, mais pardonne Ă  l’adultĂšre et lui redonne espoir; il rĂ©affirme l’indissolubilitĂ© du mariage, mais parle avec la Samaritaine qui avait eu cinq maris et lui rĂ©vĂšle le secret qu’il n’avait dit Ă  personne d’autre, de maniĂšre aussi explicite Je le suis le Messie moi qui te parle » Jn 4, 26. Si nous nous demandons comment se justifie thĂ©ologiquement une distinction aussi nette entre le pĂ©chĂ© et le pĂ©cheur, la rĂ©ponse est trĂšs simple le pĂ©cheur est une crĂ©ature de Dieu, faite Ă  son image, et il conserve sa dignitĂ©, malgrĂ© toutes les aberrations le pĂ©chĂ© n’est pas Ɠuvre de Dieu, ne vient pas de Lui, mais de l’ennemi. C’est la meme raison pour laquelle JĂ©sus Christ, s’est fait en tout semblable Ă  nous, exceptĂ© le pĂ©chĂ© » cf. HĂ© 4,15. Pour honorer ce devoir de discernement sur les signes du temps, il est un facteur important la collĂ©gialitĂ© des Ă©vĂȘques. Cette collĂ©gialitĂ©, dit un passage de Lumen gentium, permet de dĂ©cider en commun de toutes les questions les plus importantes, par une dĂ©cision que l’avis de l’ensemble permet d’équilibrer » . L’exercice effectif de la collĂ©gialitĂ© apporte au discernement et Ă  la solution des problĂšmes la variĂ©tĂ© des situations locales et des points de vue, des lumiĂšres et des dons diffĂ©rents, dont chaque Ă©glise et chaque Ă©vĂȘque est porteur. Nous en avons une Ă©mouvante illustration dans le premier concile » de l’Eglise, celui de JĂ©rusalem. Un large espace fut donnĂ© Ă  deux points de vue contraires, l’un des judaĂŻsants » et l’autre favorable Ă  l’ouverture aux paĂŻens; il y eut une vive discussion », mais qui leur permit, Ă  la fin, d’annoncer leurs dĂ©cisions en prononçant cette formule extraordinaire Nous avons dĂ©cidĂ© l’Esprit Saint et nous
 » Act 15, 6 ss.. On voit ici que l’Esprit guide l’Eglise de deux façons parfois directement et charismatiquement, par la rĂ©vĂ©lation et l’inspiration prophĂ©tique; d’autres fois, collĂ©gialement, par une patiente et difficile confrontation, et mĂȘme le compromis, entre les parties et les points de vue diffĂ©rents. Les propos de Pierre, le jour de la PentecĂŽte et chez Corneille sont trĂšs diffĂ©rents de ceux qu’il tiendra par la suite, pour justifier sa dĂ©cision devant les anciens cf. Act 11, 4-18; 15, 14; le premier discours est de type charismatique, le second de type collĂ©gial. Il faut donc avoir confiance en l’Esprit, en ses capacitĂ©s d’intervention pour aboutir Ă  un accord, mĂȘme s’il peut sembler parfois que tout le processus Ă©chappe Ă  tout contrĂŽle. A chaque fois que les pasteurs des Eglises chrĂ©tiennes, au niveau local ou universel, se rĂ©unissent pour un discernement ou pour prendre des dĂ©cisions importantes, il devrait y avoir dans le cƓur de chacun cette confiante certitude que rĂ©sument les deux versets du Veni creator Ductore sic te praevio – vitemus omne noxium – avec toi comme notre guide – nous Ă©viterons tout mal ». 2. le discernement dans la vie personnelle Passons maintenant au discernement dans la vie personnelle. Comme charisme appliquĂ© Ă  chaque individu, le discernement des esprits a subi au fil des siĂšcles une Ă©volution considĂ©rable. A l’origine, nous l’avons vu, le don devait servir Ă  discerner les inspirations des autres, de ceux qui avaient parlĂ© ou prophĂ©tisĂ© dans l’assemblĂ©e; dans la suite, il a servi surtout Ă  discerner ses propres inspirations. Cette Ă©volution n’est pas arbitraire; il s’agit en effet du mĂȘme don, quoique exercĂ© en deux situations et sur deux objets differents. Une grande partie de ce que les auteurs spirituels ont Ă©crit sur le don de conseil », s’applique aussi au charisme du discernement. Par le biais du don, ou du charisme, du conseil, l’Esprit Saint aide Ă  Ă©valuer les situations et orienter les choix, non seulement sur la base de critĂšres de sagesse et prudence humaine, mais Ă  la lumiĂšre aussi des principes surnaturels de la foi. Le premier discernement fondamental des esprits est celui qui permet de distinguer l’Esprit de Dieu » de l’esprit du monde » cf. 1 Cor 2, 12. Saint Paul donne un critĂšre objectif de discernement, le mĂȘme que celui de JĂ©sus les fruits. Les actions de la chair » rĂ©vĂšlent qu’un certain dĂ©sir vient du vieil homme pĂ©cheur; les fruits de l’Esprit » rĂ©vĂšlent qu’il vient de l’Esprit de Dieu cf. Gal 5, 19-22. Les tendances de la chair s’opposent Ă  l’Esprit et les tendances de l’Esprit s’opposent Ă  la chair » Gal 5, 17. Parfois ce critĂšre objectif ne suffit pas parce que le choix n’est pas entre le bien et le mal, mais entre un bien et un autre bien, et il s’agit de voir ce que Dieu veut, dans une circonstance particuliĂšre. C’est surtout pour rĂ©pondre Ă  cette exigence que saint Ignace de Loyola dĂ©veloppa sa doctrine sur le discernement. Il invite Ă  regarder une chose en particulier ses propres dispositions intĂ©rieures, les intentions les esprits » qui sont derriĂšre un certain choix. En faisant cela il s’inscrit dans une tradition dĂ©jĂ  affirmĂ©e. Un auteur mĂ©diĂ©val avait Ă©crit Qui peut vĂ©rifier si les esprits viennent de Dieu, Ă  moins d’avoir reçu de Dieu le discernement des esprits, et de pouvoir ainsi examiner avec prĂ©cision et sans se tromper les pensĂ©es, les affections et les intentions de l’esprit ? Ce discernement est Ă  la source de toutes les vertus et chacun en a besoin, soit pour conduire les autres, soit pour se diriger et s’amender soi-mĂȘme
. Tel est le vrai discernement, en qui se rejoignent la droiture de la pensĂ©e et la puretĂ© de l’intention. » . Saint Ignace a suggĂ©rĂ© des moyens pratiques pour appliquer ces critĂšres . L’un deux est celui-ci. Face Ă  deux choix possibles, il faudrait s’arrĂȘter d’abord sur l’un, comme si on Ă©tait sĂ»r de le choisir, se fixer dessus pendant un jour ou plus; puis vĂ©rifier les rĂ©actions du cƓur face Ă  ce choix s’il est paisible, si ce choix correspond aux autres choix dĂ©jĂ  faits ; si une voix en vous vous encourage dans cette direction, ou au contraire, si un voile d’inquiĂ©tude l’entoure. RĂ©pĂ©ter le processus avec la seconde hypothĂšse. Le tout dans un climat de priĂšre, d’abandon Ă  la volontĂ© de Dieu, d’ouverture Ă  l’Esprit Saint. A la base du discernement, chez saint Ignace, nous avons sa doctrine de la sainte indiffĂ©rence ». Celle-ci consiste Ă  se mettre dans un Ă©tat de totale disponibilitĂ© Ă  accueillir la volontĂ© de Dieu, renonçant, dĂšs le dĂ©part, Ă  toute prĂ©fĂ©rence personnelle, comme une balance prĂȘte Ă  s’incliner du cĂŽtĂ© oĂč le poids sera plus fort. L’expĂ©rience de la paix intĂ©rieure devient ainsi le critĂšre principal dans tout discernement. Sera considĂ©rĂ© conforme Ă  la volontĂ© de Dieu, le choix qui, aprĂšs mĂ»re rĂ©flexion et priĂšre, laissera plus de paix dans le cƓur. Au fond, il s’agit d’appliquer le vieux conseil que donna le beau-pĂšre JĂ©thro Ă  MoĂŻse prĂ©senter les questions Ă  Dieu » et attendre en priant sa rĂ©ponse cf. Ex 18, 19. Dans tous les cas, une bonne disposition de fond Ă  faire la volontĂ© de Dieu, est la condition la plus favorable pour un bon discernement. JĂ©sus disait Mon jugement est juste, parce que je ne cherche pas Ă  faire ma volontĂ©, mais la volontĂ© de Celui qui m’a envoyĂ© » Jn 5, 30. Le danger aujourd’hui c’est que certaines maniĂšres de comprendre et pratiquer le discernement accentuent tellement les aspects psychologiques, qu’elles finissent par oublier que l’Esprit Saint est, dans tout discernement, le premier agent. L’évangĂ©liste Jean voit, comme facteur dĂ©cisif dans le discernement, l’onction qui vient de celui qui est saint », c’est-Ă -dire de l’Esprit 1 Jn 2,20. Saint Ignace aussi rappelle que dans certains cas, seule l’onction de l’Esprit Saint permet de discerner ce qu’il faut faire . Il y a une profonde raison thĂ©ologique Ă  cela. L’Esprit Saint est lui-mĂȘme la volontĂ© substantielle de Dieu et quand il entre dans une Ăąme il se manifeste comme la volontĂ© mĂȘme de Dieu pour celui dans lequel il se trouve» . Le discernement n’est, dans le fond, ni un art, ni une technique, mais un charisme, c’est-Ă -dire un don de l’Esprit! Les aspects psychologiques ont une grande importance, mais ils sont secondaires », autrement dit ils viennent aprĂšs. Un des anciens PĂšre Ă©crivait Il n’appartient qu’au Saint-Esprit de purifier notre esprit. Il faut donc par tous les moyens, et surtout par la paix de l’ñme, laisser se reposer le Saint-Esprit afin que nous ayons la lampe de la science toujours brillante en nous. Car si elle ne cesse pas d’envoyer les rayons de sa lumiĂšre dans la profondeur intime de notre Ăąme, non seulement toutes les attaques hostiles et tĂ©nĂ©breuses des dĂ©mons se dĂ©couvrent Ă  notre esprit, mais encore elles perdent beaucoup de leur force Ă  ĂȘtre dĂ©busquĂ©es par cette lumiĂšre sainte et glorieuse. Et c’est pourquoi l’ApĂŽtre dit N’éteignez pas l’Esprit 1 Ts 5,19 » . L’Esprit Saint, gĂ©nĂ©ralement, ne diffuse pas de lumiĂšre dans l’ñme de façon miraculeuse et extraordinaire, mais trĂšs simplement, Ă  travers la parole des Ecritures. C’est comme ça qu’ont eu lieu les discernements les plus importants de l’histoire. En Ă©coutant la parole de l’évangile Si tu veux ĂȘtre parfait
 », Antoine comprit ce qu’il devait faire et le monachisme commença. De cette mĂȘme maniĂšre, François d’Assise reçut une lumiĂšre pour commencer son mouvement de retour Ă  l’évangile. AprĂšs que le Seigneur m’eut donnĂ© des frĂšres – Ă©crit-il dans son Testament – personne ne me montrait ce que je devais faire, mais le TrĂšs-Haut Lui-mĂȘme me rĂ©vĂ©la que je devais vivre selon la forme du saint Evangile ». Il le lui rĂ©vĂ©la en Ă©coutant, durant une Messe, le passage de l’évangile oĂč JĂ©sus dit aux disciples d’aller par le monde sans rien prendre pour la route, ni bĂąton, ni sac, ni pain, ni tunique de rechange » cf. Lc 9,3 . Je me souviens moi-mĂȘme d’un petit Ă©pisode du mĂȘme genre. Un homme vint chez moi durant une mission, pour me parler d’un problĂšme. Il avait un fils de 11 ans pas encore baptisĂ©. Si je le baptise, disait-il, cela fera un drame dans la famille, car ma femme est devenue membre d’une secte et ne veut pas entendre parler de baptĂȘme Ă  l’Eglise; si je ne le baptise pas, je n’ai pas la conscience tranquille, car quand nous nous sommes mariĂ©s nous Ă©tions tous les deux catholiques et avions promis de baptiser nos enfants ». Un cas typique de discernement. Je lui dit de revenir le lendemain, pour me donner le temps de prier et rĂ©flĂ©chir. Le lendemain, il vint Ă  ma rencontre le visage rayonnant, et me dit J’ai trouvĂ© la solution, pĂšre. J’ai lu dans ma Bible l’épisode d’Abraham et j’ai vu que lorsqu’il amĂšne son fils Isaac pour l’immoler, il ne dit rien Ă  sa femme! ». La parole de Dieu l’avait Ă©clairĂ© mieux que n’importe quel conseil humain. Moi-mĂȘme je baptisa le garçon et ce fut une grande joie pour tout le monde. A cĂŽtĂ© de l’écoute de la Parole, nous avons l’examen de conscience, qui est la pratique la plus commune pour exercer le discernement au niveau personnel. Mais cet examen ne devrait pas se limiter Ă  une prĂ©paration Ă  la confession, mais devenir une capacitĂ© constante de se mettre sous la lumiĂšre de Dieu et se laisser scruter » par Lui au plus profond de notre sphĂšre intime. A cause d’un examen de conscience non pratiquĂ© ou pas bien fait, la grĂące de la confession devient problĂ©matique soit on ne sait pas quoi confesser, soit elle est trop chargĂ©e d’un poids psychologique et pĂ©dagogique, c’est-Ă -dire tournĂ©e uniquement vers une amĂ©lioration de la vie. Un examen de conscience qui ne se rĂ©duit qu’à la prĂ©paration d’une confession permet de dĂ©terminer quelques pĂ©chĂ©s, mais n’amĂšne pas Ă  une relation authentique, Ă  un vrai face-Ă -face avec le Christ. Cela devient facilement une liste d’imperfections, confessĂ©es pour se sentir mieux, sans cette attitude de vrai repentir qui fait expĂ©rimenter la joie d’avoir en JĂ©sus un si grand rĂ©dempteur ». 3. Se laisser guider par l’Esprit Saint Le rĂ©sultat concret de cette mĂ©ditation est de renouveler la dĂ©cision de nous abandonner en tout et pour tout Ă  la conduite intĂ©rieure de l’Esprit Saint, comme pour une sorte de direction spirituelle ». A’ propos des israĂ©lites dans le dĂ©sert, il est Ă©crit, que si la nuĂ©e ne s’élevait pas, ils campaient jusqu’au jour oĂč elle s’élevait » Ex 40, 36-37. Nous non plus, nous ne devons rien entreprendre, si ce n’est poussĂ© par l’Esprit Saint, dont la nuĂ©e, selon les PĂšres, Ă©tait l’image , et aprĂšs l’avoir consultĂ© avant toute action. Nous en avons un exemple particuliĂšrement clair dans la vie de JĂ©sus. Celui-ci n’a jamais rien entrepris sans l’Esprit Saint. Avec l’Esprit Saint il est allĂ© dans le dĂ©sert ; poussĂ© par la puissance de l’Esprit Saint il en est reparti et a commencĂ© sa prĂ©dication; sous l’action de l’Esprit Saint » il a choisi ses apĂŽtres cf. Act 1,2; poussĂ© par l’Esprit il a priĂ© et s’est offert lui-mĂȘme au PĂšre cf. HĂ© 9, 14. Nous devons nous garder d’une tentation celle de vouloir donner des conseils Ă  l’Esprit Saint, au lieu de les recevoir. Qui a mesurĂ© l’Esprit du Seigneur ? Qui l’a conseillĂ© pour l’instruire ? » Is 40,13. L’Esprit Saint dirige tout le monde, et n’est dirigĂ© par personne; il guide, n’est pas guidĂ©. Il y a une façon subtile de suggĂ©rer Ă  l’Esprit Saint ce qu’il devrait faire avec nous et comment il devrait nous guider. Il arrive mĂȘme parfois que nous prenions des dĂ©cisions et les attribuions avec dĂ©sinvolture Ă  l’Esprit Saint. Saint Thomas d’Aquin parle de cette conduction intĂ©rieure de l’Esprit comme d’un instinct propre aux justes » De mĂȘme que dans la vie corporelle, Ă©crit-il, le corps n’est mĂ» que par l’ñme qui le vivifie, dans la vie spirituelle, chacun de nos mouvements devrait provenir de l’Esprit Saint » . C’est ainsi qu’agit la loi de l’Esprit »; c’est ce que l’ApĂŽtre appelle se laisser animer par l’Esprit » Gal 5,18. Nous devons nous abandonner Ă  l’Esprit Saint comme les cordes de la harpe s’abandonnent aux doigts de celui qui les bougent. Comme de bons acteurs, nous devons tendre l’oreille Ă  la voix du souffleur cachĂ©, pour rĂ©citer fidĂšlement notre rĂŽle sur la scĂšne de la vie. C’est plus facile qu’on ne le pense, car notre souffleur parle en nous, nous enseigne toute chose, nous instruit sur tout. Il suffit parfois d’un simple coup d’Ɠil intĂ©rieur, d’un mouvement du cƓur, d’une priĂšre. Un saint Ă©vĂȘque du IIĂšme siĂšcle, MĂ©liton de Sardes, a reçu une belle Ă©loge que j’aimerais bien que chacun de nous reçoive aprĂšs la mort Au cours de sa vie il a fait toute chose, mĂ» par l’Esprit Saint » . Demandons au Paraclet de diriger nos esprits et toute notre vie, avec les paroles d’une priĂšre que l’on rĂ©cite Ă  l’office de la PentecĂŽte dans les Eglises de rite syriaque Esprit qui distribues Ă  chacun des charismes; Esprit de sagesse et de science, qui aimes les hommes; Emplis les ProphĂštes, parfais les ApĂŽtres, Fortifie les martyrs, inspire l’enseignement des docteurs! C’est Ă  toi, Dieu Paraclet, que nous adressons ces supplications. Nous te demandons de nous renouveler de tes saints dons, De reposer sur nous comme sur les ApĂŽtres au cĂ©nacle. RĂ©pands sur nous tes charismes, Remplis-nous de la sagesse de ta doctrine, Fais de nous les temples de ta gloire, Enivre-nous du breuvage de ta grĂące. Donne-nous de vivre pour Toi, De Te donner notre consentement Et de T’adorer, Toi le Pur et le Saint, Dieu, Esprit Paraclet » . Traduction de Zenit et spes, 4. GrĂ©goire Le Grand, HomĂ©lies sur EzĂ©chiel 8. gentium, 22. de Forde, ArchevĂȘque de Canterbury, TraitĂ©s, 6 PL 204, 466. St. Ignace de Loyola, Exercices spirituels, quatriĂšme semaine ed. BAC, Madrid 1963, pp. 262 ss. G. Bottereau, IndiffĂ©rence, dans Dictionnaire de SpiritualitĂ© , vol 7, coll. 1688 ss » Ignace de Loyola, Constitutions, 141. 414 ed. cit, pp. Guillaume de St. Thierry, Le miroir de la foi, 61 SCh 301, p. 128. de PhoticĂ©, Cent chapitres, 28 SCh 5, pp. 87 ss.. de Celano, Vita prima, 22 FF, 356. Ambroise, Sur l’Esprit Saint, III, 4, 21; Sur les sacrements, I, 6, 22. Thomas d’Aquin, Sur la Lettre aux Galates, lez. 7, n. 340. de CĂ©sarĂ©e, Histoire ecclĂ©siastique, V, 24, 5. Syrorum, in Siman, L’expĂ©rience de l’Esprit, ci

dieu punit la faute des pĂšres sur les fils